Cinéma – Vies de Château

Cinéma au Château de Chimay : " Vies de Château "

Découvrez, en avant-première, le dernier film de Chantale Anciaux : "Vies de Château - Les Princes de Chimay au quotidien"

Dimanche 17 septembre 2017 au Théâtre du Château de Chimay

Séances à : 11h, 12h30, 14h30, 16h et 17h30

Tarif : Adultes : 9€ / Enfants -16ans : 6€

Vies de château

Un film réalisé par Chantale Anciaux

Une production de Françoise Levie et de Memento Production

Avec l’aide de la RTBF et de la Fondation Chimay Wartoise

UN DOCUMENTAIRE D'AUTEUR

« Après avoir fait accepter la présence de la caméra par chacun et me mêlant presque naturellement à leur quotidien, j’ai pu filmer les relations peu conventionnelles et décomplexées qui règnent dans ce château. La longue durée du tournage (commencé en juin 2015) a permis de prendre le temps d’éprouver les relations et les liens vécus entre les personnages, sans rien anticiper, sans envahir mais en vivant avec les princes et la vingtaine d’employés qui travaillent au château, en plus de la main d’œuvre extérieure : jardiniers, menuisiers, garde-chasse, architecte, doreuse, restauratrice de tableau,… Le film oscille entre petits et grands moments, il va et vient entre deux facettes de la vie de château: l’intimité des vies privées et la mondanité des événements publics. Il veut aussi mettre en évidence un mode de vie qui ne craint pas de mélanger les différences : la proximité avec les voisins, les liens avec le personnel, la cohabitation des générations, l’intégration de styles parfois très opposés,…», explique la réalisatrice de Vies de château, Chantale Anciaux.

UN CHÂTEAU OUVERT SUR LA VILLE

Erigé sur un piton rocheux en plein centre-ville, le château de Chimay fait partie intégrante du quartier qui l’entoure complètement. Loin de fonctionner à huis clos, la demeure familiale a toujours été - et reste plus que jamais - ouverte sur la ville, sur la vie et les gens du pays. Entre les concerts et les repas de famille, les réceptions, les vernissages, les fêtes religieuses privées ou collectives, les manifestations des confréries et les réunions de la jurade princière, la vie des princes oscille sans cesse entre évènements officiels et intimes. C’est tout naturellement que la caméra de Vies de château semble s’être immergée dans ce biotope en perpétuelle effervescence. Entre poésie, humour et réalisme, le film se glisse donc dans les coulisses de la vie du château de Chimay.

 

SYNOPSIS

L’histoire présente du château commence par un coup de foudre. Le 22 septembre 2012, Philippe, 22ème prince de Chimay, dont l’aïeul permit le brassage de la Trappiste locale, épouse - en 3ème noces - Françoise dont le grand père - au lendemain de la seconde guerre mondiale - créa la célèbre Jupiler. Les Chimaciens parlent d’un coup de baguette magique, d’un mariage princier aux allures de conte de fée. Car la nouvelle princesse de Chimay, a sauvé « leur » château. Sous sa houlette, la vie va tambour battant : « un tourbillon ! », sourit son prince. Son mariage d’amour avec Françoise a rendu la vie au patrimoine familial, ce qui n’empêche pas ce bûcheron de continuer à gérer le parc du haut du tracteur qu’il a reçu en guise de cadeau de noces.

Dans un décor flamboyant de traditions revisitées, les princes accueillent aujourd’hui musiciens et artistes contemporains dans d’étranges face-à-face avec les aïeux et les fantômes des cimaises.

Parmi eux, la princesse douairière aime la compagnie des fantômes. Née le même jour que la reine Fabiola dont elle était l’amie, Elisabeth de Chimay – 91 ans aujourd’hui – se tient à la disposition des visiteurs, chaque après-midi, dans le salon des portraits où elle dédicace ses livres « Fin d’un siècle » et « La princesse des Chimères » consacré à la vie mouvementée de Thérésia Cabarrus. Cette princesse scandaleuse, égérie de la Révolution française, a épousé le 16e prince de Chimay. Elle est surtout connue pour avoir profité de sa liaison avec Jean-Lambert Tallien, bras droit de Robespierre, afin de sauver de nombreuses têtes de l’échafaud. Après avoir échappé elle-même à la guillotine, elle finit sa vie comme princesse de Chimay.

Nostalgique et facétieuse, Elisabeth de Chimay a de vrais dons de conteuse. Elle nous raconte la grande et les petites histoires de la famille en soulignant que toutes les épouses arrivant au château ont toujours dû construire leur image aux yeux des habitants. Car le statut princier qui était acquis aux héritiers mâles de la lignée n’était aucunement automatique pour les « pièces rapportées ». La princesse Elisabeth raconte aussi comment, de tout temps, les princes ont du se battre pour sauvegarder ce château bâti avant l’an 1000 et maintes fois dévasté par les guerres des empires français et germaniques. Les femmes, surtout, ont investi leur fortune pour maintenir la maison en état : d’Emilie Pellapra (1806-1871) qui a construit le petit théâtre « Renaissance » jusqu’à Françoise et Philippe aujourd’hui, qui en ont fait leur projet de vie.